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Voyage en France
Friedrich Schlegel

Friedrich Schlegel, Voyage en France (1802), 12 x 18 cm, 80 pages, tiré à 300 exemplaires sur papier Centaure naturel 110 g. Introduction, traduction & notes par Philippe Marty. Isbn : 2-9515180-7-2. 10 euros. Octobre 2002.

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En 1802, dans une période de relative accalmie après dix années de guerre en Europe, l’écrivain romantique Friedrich Schlegel voyage de Dresde à Paris, traversant une Allemagne dont il exalte le passé chevaleresque, et une France qu’il envie pour son énergie pratique et son aptitude à l’expérimentation.
De ce trajet et de son séjour à Paris, Schlegel tire un article qui n’est pas à proprement parler une relation de voyage, mais plutôt un essai de sociologie, d’histoire et de philosophie, développant une réflexion sur les caractères allemand et français, sur l’association nécessaire des deux pays, sur l’union européenne, et enfin sur la régénération de l’Europe par l’Asie et le triomphe à venir, à l’échelle universelle, de la fusion sur les divisions. Le Voyage en France parut dans le premier numéro de la revue Europa, fondée par Schlegel en 1803.

 

 

 

Autour de l'ouvrage :

(Pas d'autre œuvre aux éditions Grèges)

Presse :

"Le Voyage en France" sur Remue.net

Ce Voyage en France fait partie de ces « petits » livres parus chez des « petits » éditeurs qui passeraient presque inaperçus. A côté d’une revue, Grèges, maison d’édition installée à Montpellier, édite des poèmes de John Millington Synge (voir plus bas), Friedrich Nietzsche, John Clare, Friedrich Hölderlin, et cet autre Friedrich (paru l’an dernier, mais déniché la semaine dernière à la librairie « Quai des Brumes » de Strasbourg) qui, en 1802, est allé faire un tour à Paris, une fois le groupe romantique dispersé - et pour cause, Novalis était disparu l’année d’avant. À côté de considérations sur les Français et les Allemands qui peuvent encore sembler d’actualité (sauf peut-être la « spirituelle bonne humeur » des premiers qui est devenue rare), le chapitre sur l’avenir de l’Europe est passionnant, car il se place d’emblée dans une espace bien plus large que celui de nos Européens contemporains : c’est à travers une ouverture à l’Asie que l’Europe se transformera (idée qui ressurgira chez Michaux dans Un Barbare en Asie ) Si une révolution devait se faire, une révolution véritable et sérieuse et non simplement une idée avortée, elle nous viendrait sans doute d’Asie ; c’est bien plus probable que d’envisager que nous Européens serions à même - comme nous le croyons étourdiment - de diriger à partir d’ici l’esprit de l’homme sur toute la planète. Je note aussi ce passage qui, en période de rentrée politique et culturelle, clarifie un peu les choses, à deux cents ans de distance : Partout aujourd’hui la médiocrité installe sa masse énorme, une médiocrité qui s’est développée, et perfectionnée, et s’insinue même, dans des proportions plus ou moins importantes, dans tous les arts et dans toutes les sciences. Telle est la foule ; mais le principe qui aujourd’hui règne sur les affaires humaines, dirige tout et emporte en fin de compte la décision, ce principe, c’est le profit et l’amour du lucre. Plus loin, lorsque Schlegel parle de « l’Europe en ruines » après le combat que se sont livrés « le bien et le mal de la terre », on vérifie malgré soi la date à laquelle ce fut écrit. Schlegel écrivait équipé d’une longue-vue, quand aujourd’hui Glucksmann dans le Monde pérore sur les dix années à venir tout au plus. Puis dans dix ans ce seront d’autres prophéties ? A signaler, la postface éclairante du traducteur Philippe Marty.

LM

 

 

         

 

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