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Les éditions Grèges

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Michael Strunge, Connaissez-moi par mon inconnu, anthologie composée et traduite du danois par Pierre Grouix.
Né en 1958, Michael Strunge jouit d’un statut unique dans la poésie danoise contemporaine. Ange rimbaldien ou enfant terrible, il se fait connaître très tôt par son premier recueil (La Hâte de la vie, 1978).
Michael Strunge

Strunge est le principal représentant de la poésie danoise des années 1980 (Soren Ulrik Tomsen, Pia Tafdrup). Sa poésie est d’inspiration urbaine et met en oeuvre une mythologie cohérente, très personnelle, théâtrale et lyrique. L’une de ses principales sources d’inspiration est la musique punk, de laquelle il apprend le refus des normes établies. Ses livres, une dizaine de recueils de poésie, n’ont cessé d’être réédités jusqu’a la publication de ses œuvres complètes, sous le titre Samlede Strunge, en 1995 chez Borgen, le plus grand éditeur danois. Jouant sur son nom, Strunge avait pris comme exergue de vie ces mots de David Bowie : « Turn and face the strange ». Il s’est suicidé en 1986.

Samlede Strunge est un livre de 999 pages. En 2003, il en est a sa onzième édition, ce qui dit bien le goût du public danois pour la poésie de Strunge. De Livets hastighed (1978) a Billedpistolen (1985), ce livre épais dont la couverture noire évoque une météorite reprend l’intégrale des onze recueils. L’anthologie que nous proposons aujourd’hui au public français emprunte sa matière aux principaux recueils et donne une image assez juste des différents horizons poétiques de Strunge. Nous avons d’abord retenu des poèmes différents par la forme (jusqu’a l’élégie, rarissime au Nord de l’Europe), la tonalité (punk notamment, de nombreuses pièces étant inspirées de Joy Division ou de New Order), le contenu (avec une préférence pour les thèmes urbains et nocturnes) ; poèmes qui reflètent les métamorphoses d’une écriture sur dix ans. Nous avons veillé à rendre une certaine atmosphère strungienne, a la fois très personnelle et reflet d’une époque dans un pays (voir « Decay 1978 »). Le titre est emprunté a un poème de Stunge et renvoie au jeu sur les identités, à l’importance de la thématique du masque.

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